Le pardon, à quoi ça sert ?

7 décembre 2018 0 Par reikicannes@gmail.com
Le pardon, à quoi ça sert ?

Dans notre quotidien nous pensons être libres mais nous ne le sommes pas toujours, parce que nous sommes emprisonnés par nos émotions de colère, d’incompréhension, d’injustice, par le fait de se sentir victime, non respectés…le pardon c’est arriver à dépasser cela.

C’est pourquoi je vous propose ici mon humble vision des choses…

Qu’est ce que le pardon ?

“Le pardon est le résultat de l’acte de pardonner, la rémission d’une faute.

C’est tenir une offense, une faute, pour nulle (et/ou l’excuser) et renoncer soit – au plan personnel – à en tirer vengeance, soit – au plan institutionnel – à poursuivre et à punir les responsables. ” (Wikipédia)

Pardonner c’est : “Cesser d’entretenir à l’égard de quelqu’un de la rancune ou de l’hostilité pour ses fautes”.

(Le Petit Larousse illustré).

Le pardon, pourquoi ?

 

 

Le pardon ne veut pas dire oublier, le pardon veut dire ouvrir la cage émotionnelle dans laquelle nous nous sommes enfermés suite à un événement qui nous a blessé, comme par exemple une trahison amicale, amoureuse, une situation de notre enfance traumatisante, des paroles méchantes proférées envers nous, des attitudes irrespectueuses…

 

En gardant nos émotions liées au préjudice, comme par exemple : la colère, l’injustice, la haine, la non compréhension, la rancœur etc…nous les gardons en nous, mais aussi dans notre cœur, et nous restons bloqués sur la situation, dans la douleur… nous restons dans la souffrance.

De ce fait nous bloquons nos vies, nous bloquons les belles choses qui pourraient arriver à nous parce que nous restons sur des vibrations, des énergies, conflictuelles, non constructives.

Et tant qu’on aura pas pardonné, le même genre de situation peut se vivre à nouveau avec d’autres personnes, comme si la vie nous faisait comprendre que nous n’avons pas réglé cette situation et que du coup elle nous envoie à travers d’autres contextes, d’autres personnes, l’occasion de “régler” cela avec nous-mêmes. Nous pouvons même, inconsciemment, déclencher une maladie( le mal a dit ), une souffrance corporelle en rapport avec la situation.

Acceptation et compassion ; des clefs vers le pardon

  • Acceptation

Pardonner c’est aussi faire preuve d’humilité, ce qui ne veut

pas dire se rabaisser.

Humilité veut dire que nous acceptons, nous reconnaissons cette situation telle qu’elle est, telle que la vie nous l’a envoyée.

Nous acceptons que cette situation soit arrivée et qu’elle a quelque chose à nous enseigner…et que nous devons aller chercher à comprendre ce qu’elle réveille chez nous, dans notre intérieur, dans nos profondeurs.

  • Compassion

Pardonner c’est  aussi avoir en conscience que la personne qui nous a blessé, a ses propres blessures qui la mènent inconsciemment à faire ce qu’elle a fait.

Par exemple, des traumatismes d’enfance peuvent amener à commettre des actes de violence…

Et se dire que, nous aussi, en tant qu’être humain on a pu blesser quelqu’un même sans le savoir, parfois juste avec une petite remarque, des mots qui nous semblent anodins, on met des mots sur quelque chose qui va “résonner” chez l’autre, sur une de ses souffrances…

Par exemple une personne dit à une autre : “Oh toi tu ne peux pas comprendre, tu n’as pas d’enfant..”, et malheureusement la personne à qui elle s’adresse a vécu une dépression de ne pas avoir pu enfanter… ces quelques mots viennent “appuyer sur le bouton de la souffrance”chez l’autre, comme un électrochoc…

Il y a beaucoup de personnes qui n’ont pas conscience de ce qu’elles font/disent tellement elles souffrent intérieurement. Cela ne veut pas dire que leurs actes et/ou paroles sont acceptables,excusables.

Des personnes dans le dysfonctionnement psychologique grave, peuvent commettre des actes à l’échelle de ce qu’ils  sont….

Etre dans la compassion c’est voir le mal être de cette personne.

On ne voit bien qu’avec le cœur. St Exupéry

Le pardon : un vrai travail sur soi

Quelle que soit l’expérience vécue, cette expérience nous permet, si nous le voulons bien, d’aller chercher en nous les clefs de compréhension. Elles vont nous aider à pardonner, et donc nous libérer de notre prison émotionnelle.

Cela signifie que nous allons faire face à nos croyances, à notre système de valeur, à notre éducation, à nos émotions refoulées, nos mémoires qu’elles soient familiales (transmise de génération en génération), ou même karmiques.

Pour cela il faut du temps…et parfois beaucoup de temps…

Pardonner permet de grandir, de se ré-ouvrir à la joie, au bien-être, de se libérer, de retrouver la paix, on libère l’oiseau de colère, de rancune, qui est dans notre cage. En faisant cela nous pourrons avancer plus sereinement dans notre vie, plus en légèreté.

Un outil : ma “formule magique”

Je vous invite à dire ces quelques lignes jusqu’à ce que l’événement passé ne soit plus du tout douloureux :

“Je pardonne totalement à cette personne (nommer la personne) pour la souffrance qu’elle m’a involontairement occasionnée. Qu’elle me pardonne également pour toutes les souffrances que j’ai pu lui créer involontairement, et que nous soyons dans la paix, dans la sérénité et dans l’amour”.

Il y a également un autre outil que vous trouverez dans l’onglet “mes articles” :  les bonshommes allumettes de Jacques Martel.

A faire et refaire chaque jour jusqu’à ce que la souffrance s’apaise !

Et vous, qu’en pensez-vous ?